Ryanne

28/08/2017 - Temps de lecture : 7 min

10 phrases à ne pas dire à son enfant avant la rentrée

La rentrée est un moment de stress pour les enfants mais aussi pour les parents ! Face à l’appréhension des enfants, il n’est pas toujours facile de trouver les mots pour rassurer et de ne pas tomber dans la maladresse. Pourtant, ce n’est vraiment pas l’objectif en cette période de l’année !

Voici quelques exemples de phrases qui peuvent déstabiliser vos enfants, et qu’il vaut mieux éviter en cette période de rentrée :

 

« Ta soeur l’a fait, elle. Tu devrais en être capable ! »

Votre enfant craint la rentrée, contrairement à son frère et/ou sa soeur. Et dans les fratries, la rivalité peut être omniprésente. En comparant vos enfants entre eux, vous accentuez le sentiment de compétitivité déjà naturellement installé entre frères et soeurs. L’enfant se sent alors dévalorisé et frustré de devoir toujours se surpasser et faire mieux que les autres. Il peut se sentir moins aimé que ses frères et soeurs, ce qui ne va pas apporter un sentiment de sécurité et le laisser serein pour la rentrée.
Essayez plutôt de l’encourager et de le rassurer en évitant toute comparaison avec un autre enfant.

 

« Bon courage. »

Cette phrase est à bannir quand vous le laissez à l’école, car cela implique qu’il lui faudra du courage pour affronter des évènements de la journée, et l’enfant pensera alors automatiquement à des événements négatifs qu’il devra surmonter.
« Amuse-toi bien » est déjà beaucoup plus optimiste. Et vous savez très bien que chez Squla, on ADORE l’éducation positive et travailler en s’amusant !

 

« Sois sage ! »

Avant de le laisser retrouver ses camarades, vous avez tendance à dire : « sois sage ». Mais alors, votre enfant comprendra « sois sage sinon… » mais aussi « je dois être sage sinon on ne m’aimera plus. » L’enfant prendra cette phrase comme une menace et pourrait penser que ses parents pourraient ne plus l’aimer. Donc, comme pour le point précédent, dites-lui plutôt de s’amuser en évitant les phrases qui pourraient sonner comme des menaces !

 

« Je suis vraiment déçu.e de toi ! »

Dès que l’on évoque le sentiment de déception, ceci impacte sensiblement l’enfant. Celui-ci a tendance à vouloir se surpasser et à essayer de régler les problèmes de ses parents car l’enfant absorbe leurs émotions.
Si on lui dit que son comportement est décevant, il va être très peiné d’affecter la vie de son père ou sa mère et un sentiment de culpabilité l’envahira.
Plutôt que de mettre l’accent sur les sentiments que l’on ressent, on peut discuter avec l’enfant afin de trouver des solutions à l’objet de la déception. Si votre enfant n’est pas enthousiaste à l’idée d’aller à l’école, vous pouvez exprimer votre mécontentement, mais de façon constructive. Demandez-lui pourquoi il ressent cela. La communication positive porte toujours ses fruits.

 

« Arrête de pleurer pour rien ! »

Un enfant ne pleure jamais sans raison. C’est une façon pour lui de faire passer un message. En lui interdisant de pleurer, l’enfant va penser qu’il n’est pas convenable d’exprimer certaines émotions. Dans l’idéal, même si ce n’est pas toujours facile de parler lorsque l’on est submergé par nos émotions, il faut inviter l’enfant à mettre des mots sur ses sentiments. Dites-lui que s’il parvient à mettre des mots sur ses sentiments, ce sera plus facile de trouver une solution ensemble.

 

« Tu m’épuises ! »

Il vous en fait voir de toutes les couleurs et vous ne tolérez plus ses chamailleries? Cette phrase peut tomber très facilement dans ses oreilles… Ceci va montrer à l’enfant qu’il est responsable de l’état émotionnel de ses parents et lui apporter beaucoup de stress. Au lieu de lui faire porter cette culpabilité, on peut lui faire part de notre humeur à son égard de façon plus subtile, en lui faisant un dessin par exemple, en lui dessinant des nuages gris pour un sentiment de mécontentement, et un beau soleil pour la satisfaction. L’enfant comprendra alors plus sereinement l’état-d’âme de ses parents et agira en conséquence.

 

« On est en retard à cause de toi. »

Le retard est la conséquence d’un manque d’anticipation. Evitez de faire porter le chapeau à votre enfant, car encore une fois, la culpabilité n’est certainement pas la meilleure solution pour lui faire comprendre une leçon. Organisez-vous différemment, donnez-lui des consignes claires pour l’aider à être plus efficace chaque jour dans ses préparatifs.
Pendant que vous attendez votre enfant, au lieu de vous impatienter, respirez, souriez (même si vous n’en avez pas envie) et exprimez-vous avec votre coeur plutôt qu’avec votre mental.

 

« Arrête de bouger ! » ou « Calme-toi ! »

Il s’impatiente, veut retrouver ses camarades de classes ou bien stresse à l’idée de rencontrer le professeur des écoles et bouge dans tous les sens ? Même en tant qu’adulte, nous avons du mal à rester assis au travail, dans une salle d’attente ou dans la queue du supermarché. Pour les enfants, c’est la même chose ! Ils ont besoin de bouger et de se dépenser, c’est normal, ils sont pleins d’énergie. Vous pouvez les aider à canaliser leur énergie en jouant avec eux ou leur fixant un objectif qui les occupera pendant un moment, dans le calme et la sérénité. La méditation et le yoga pour enfants sont des activités parfaites à faire avant la rentrée ! Allez faire un tour sur nos articles pour pratiquer ces moments de relaxation avec votre enfant : https://www.squla.fr/meditation-enfants-cest-essentiel-bien-etre et https://www.squla.fr/yoga-enfants-salon

 

« J’appelle ton père/ta mère ? »

Les menaces ou chantages ne sont pas un moyen efficace de régler les problèmes dans le cadre éducatif. L’impact sera inévitablement négatif car cela implique que le père ou la mère est la seule figure d’autorité et qu’il/elle est associé.e à un moment de conflit entre le parent et l’enfant. Cela ne sera sécurisant ni pour vous ni pour votre enfant.

 

« C’est toi le meilleur, le plus beau, le plus intelligent… »

Nos enfants sont la prunelle de nos yeux et nous avons tendance à les mettre sur un piédestal. Si nous lui faisons part de notre admiration trop souvent, cela peut aussi avoir un impact négatif en lui faisant croire qu’il est supérieur à tout le monde. Si votre enfant ne se sent pas en confiance pour la rentrée, vous pouvez le rassurer en lui disant qu’il a de multiples qualités et que cet événement ne devrait en rien l’affecter, mais sans pour autant en rajouter. L’enfant constamment flatté par ses parents peut être encouragé à apporter ce sentiment de positivité, mais peut également développer de l’anxiété de performance.

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